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Et si vous étiez fait(e) pour entreprendre ?

Chaque année, La Journée de la Femme est l‘occasion de quelques rappels statistiques de la triste pénurie féminine dans le paysage économique : 14% des postes de PDG mondiaux tenus par des femmes, 10 patronnes sur 254 des plus grosses entreprises mondiales ou encore 30% des créations d’entreprise initiées par des femmes. Au delà, de toute sur-généralisation ou stigmatisation stérile, ces informations ont cela d’intéressantes qu’elles soulèvent la question du frein à l’entrepreunariat.

Je mets cela directement en lien avec à la représentation du statut de chef d’entreprise, avec le sens donné et les motivations fondamentales de chacun. Si pour certains créer son entreprise est synonyme de réussite sociale, ou de succès professionnel, pour d’autres, il s’agit de dépassement personnel, d’un désir de liberté ou d’action, de goût du risque, du plaisir d’innover ou tout simplement une question de contexte.

Mais alors où sont les blocages, me direz vous ? L’analyse transactionnelle nous offre une grille de lecture grâce aux injonctions et permissions. Durant notre enfance, nous recevons une masse de messages parentaux. Alors que les premières, les injonctions, sont des messages d’interdits, verbaux ou non, les secondes en sont l’antagoniste. A partir de ces messages et de leur impact à cette même époque, nous allons très tôt décider de l’histoire de notre vie. Histoire que nous allons ensuite répéter, notamment dans notre carrière professionnelle. Les analystes transactionnels dénombrent une douzaine d’injonctions. Pour entreprendre, chacune d’elles peut être source de blocages. Je choisirai ici de vous évoquer « Ne réussis pas », qui me semble être la plus adaptée à notre propos.

Lors du développement, l’injonction « Ne réussis pas » peut apparaître à plusieurs stades. En tout état de cause, elle provoque rapidement des croyances limitantes variées : « Si je me montre capable et réussis alors je risque la solitude », « Si je montre mon opposition, alors je risque d’être rejeté », « Réussir est dangereux » etc. Une personne fixée sur la décision de « ne pas réussir » peut alors manifester : un sentiment d’infériorité, une difficulté à affronter le monde, une difficulté à produire des résultats concrets malgré tous les efforts, une peur aigüe de l’échec de ne pas « être la première », un développement de stratégies multiples pour ne pas réussir, un sentiment de culpabilité à réussir, etc.

Fort heureusement, nous disposons d’une trousse de secours : la Permission, la prise de conscience, la compréhension.

Prendre conscience, c’est ce que vous commencez peut-être à faire à la lecture de cet article. L’idée ici n’est pas de renforcer les croyances et de se donner des excuses de ne pas réussir : « Vois comme il est normal que je n’ose pas y aller avec mon « Ne réussis pas ». Au contraire, notons, d’abord, que nous ne sommes pas affectés de la même manière par cette limitation. Celle-ci n’est pas un interdit absolu. A nous d’en ramollir l’impact.

Je suis convaincue par exemple que l’histoire que vous racontez de votre vie « plus ou moins réussie », cache un nombre incommensurable de petites réussites moins visibles, des histoires alternatives, des moments anodins où vous avez connu cette sensation de réussite. Quel a été votre rôle dans cette réussite ? Qu’avez vous ressenti ? Qu’en avez vous fait ?

Comprendre, c’est mieux identifier l’expression et l’origine de ces fameux messages. Un soutien thérapeutique à ce niveau peut être tout à fait justifié.

Enfin se permettre d’oser, c’est savoir regarder l’aspect positif des situations. L’interdit peut définir notre périmètre de sécurité : c’est ce que nous avons toujours connu. Au-delà, c’est l’inconnu, la zone à risque. Or, plus nous choisissons d’assouplir le périmètre, plus nous nous assouplissons.

Si vous regardiez le périmètre différemment : « Dans quelles circonstances vous sentez-vous vous–même ? Dans quelle mesure exprimez vous librement votre colère ? A quelles occasions vous faîtes-vous confiance ? Confiance aux autres ? Si vous osiez un premier petit pas, quelles en seraient les conséquences ? »

Finalement, j’ai envie de vous interpeller, vous qui lisez cet article : « Et si vous étiez fait pour entreprendre ? »

Sandrine Pierre 66 articles

Coach professionnelle et formatrice : OKness, authenticité, écoute active, bienveillance, place à l’inattendu, créativité, plaisir, efficacité, réalisme participe de ma posture de coach.

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